La Côte d’Ivoire domine le monde sur le cacao et l’anacarde, mais exporter une matière première brute et vendre un produit certifié sur un marché exigeant sont deux métiers différents. La certification à l’export est ce qui sépare le prix subi du prix négocié.
Pourquoi la certification à l’export change tout
Premier producteur mondial de cacao, avec près de quarante pour cent de l’offre, et numéro un de la noix de cajou brute, le pays pèse lourd sur les volumes. Mais les acheteurs des marchés développés n’achètent pas que du volume, ils achètent une garantie : sécurité sanitaire, traçabilité, durabilité. La certification à l’export est le langage commun qui ouvre ces débouchés, sur le cacao comme sur l’anacarde, la mangue, l’ananas ou la banane. Sans elle, on reste cantonné aux circuits les moins valorisés.
Sécurité sanitaire, traçabilité, durabilité
La première marche est sanitaire. La méthode HACCP structure la maîtrise des dangers, mais attention, il s’agit d’une obligation de méthode, pas d’un label. La norme ISO 22000, elle, se certifie par un organisme tiers et atteste d’un vrai système de management de la sécurité des denrées. Vient ensuite la traçabilité, de plus en plus scrutée sur le marché européen, qui demande de prouver l’origine des produits. Sur le cacao et le café, le règlement européen sur la déforestation impose déjà de démontrer que la marchandise ne provient pas de terres déboisées récemment, avec géolocalisation des parcelles. Son calendrier d’application a été reporté à plusieurs reprises, ce qui invite à préparer sa mise en conformité sans attendre une date qui bouge.
HACCP et ISO 22000 ne sont pas équivalents. Le premier est une démarche de maîtrise des dangers, le second une norme certifiable. Un acheteur averti le sait : présenter l’un pour l’autre décrédibilise le dossier. Les exigences d’importation sont détaillées par la Commission européenne.
PSLEAD Group cadre la feuille de route de certification à l’export d’une unité agroalimentaire, du diagnostic sanitaire à la traçabilité, et finance les investissements que cette mise à niveau réclame. Nous transformons une exigence réglementaire en avantage commercial.
En somme
La certification à l’export n’est pas une contrainte de plus, c’est un ticket d’entrée vers les marchés qui paient mieux. La Côte d’Ivoire a les volumes, il lui reste à capter la valeur, et cela se prépare dossier par dossier. C’est notre rôle, au croisement de nos études stratégiques et de notre financement et structuration.
Sources : rangs mondiaux du cacao et de l’anacarde, sources sectorielles ; normes HACCP et ISO 22000, référentiels internationaux ; règlement européen sur la déforestation et exigences d’importation, Commission européenne. Les tonnages de campagne et le calendrier d’application du règlement évoluent et sont à revérifier à la publication.


